Véronique BERTILE

Conférencière, France hexagonale

Véronique Bertile est maître de conférences en droit public, ancienne conseillère au Cabinet de la Ministre des Outre-mer, ancienne ambassadrice déléguée à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane. Elle est affiliée à l'Université de Bordeaux, Centre d’Etudes et de Recherches Comparatives sur les Constitutions, les Libertés et l’État - CERCCLE (EA 7436) et à l'Association des Juristes en Droit des Outre-Mer (L'AJDOM).

Ses thématiques de recherche concernent les langues régionales, les droits linguistiques, l'indivisibilité de la République, le droit des Outre-mer, et la coopération régionale.

Quelques publications :

Langues régionales ou minoritaires et Constitution. France, Espagne et Italie (thèse de doctorat), Bruylant, 2008.

- "Langues", in GIRAUDEAU G. et MAISONNEUVE M. (dir.), Dictionnaire juridique des Outre-mer, LexisNexis, 2021.

- "Panorama de l’évolution institutionnelle et du pouvoir normatif des collectivités territoriales de l’article 73 de la Constitution", in DAVID C. et DANIEL J., 75 ans de départementalisation outre-mer : bilan et perspectives, de l'uniformité à la différenciation, L'Harmattan, 2021.

- "Recevabilité/adaptabilité ou non de la notion de langue propre en France", in VIAUT A. (dir.), Catégories référentes des langues minoritaires en Europe, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, 2021, pp. 463-476.

- "Les langues d’outre-mer : des langues de France ? Approche juridique", in "Les 'langues de France', 20 ans après", Glottopol, n°34, juillet 2020, p. 118, http://glottopol.univ-rouen.fr/numero_34.html#sommaire

9:30 – 10:30

MoCA Mardi 26 octobre 2021

Conférence plénière : Les langues d’outre-mer : de quel(s) droit(s) ?

En droit, les langues d’outre-mer sont appréhendées comme des « langues régionales » et des « langues de France ». Dans les faits, elles se trouvent néanmoins dans une situation différente : contrairement au constat selon lequel les langues autres que le français parlées sur le territoire hexagonal ont de moins en moins de locuteurs, certaines langues d’outre-mer sont très pratiquées. Elles sont souvent les langues maternelles des populations locales et elles sont même, pour certains locuteurs, les seules langues maîtrisées. Leur importance a été prise en compte dans les règles relatives au statut des territoires dans lesquels elles sont en usage. Mais ce cadre juridique ne permet pas aux locuteurs des langues d’outre-mer non seulement de préserver et valoriser leur langue mais plus fondamentalement encore d’exercer pleinement leurs droits.

Chaque conférence plénière dure 30 minutes, et est suivie de 30 minutes de discussion.